Le Président de la FIFA est intervenu dans le cadre du forum CNBC « Invest in America » à Washington
Les revenus de l’édition 2026 de la compétition reine, qui s’annoncent exceptionnels, seront directement affectés au développement du football aux États-Unis et dans le monde
« Il faut investir en Amérique, évidemment. Il faut investir dans le football. Il faut investir dans la FIFA », a déclaré Gianni Infantino
Gianni Infantino, le Président de la FIFA, est revenu sur les transformations que cette première édition de la Coupe du Monde de la FIFA™ à 48 équipes ne manquera pas de produire sur l’économie, les investissements et les populations du monde entier. Les États-Unis, qui accueilleront 78 des 104 matches au programme, sont les premiers concernés.
« Tous les revenus générés seront directement réinvestis dans le football », a rappelé le Président Infantino lors du forum CNBC « Invest in America » à Washington (États-Unis). Animé par Sara Eisen, célèbre présentatrice de CNBC, ce rendez-vous a réuni des investisseurs, des officiels gouvernementaux et des dirigeants d’entreprise pour des entretiens et des échanges autour des nouvelles tendances économiques et industrielles.
« Nous, nous investissons en Amérique et dans le football états-unien – le soccer », a déclaré Gianni Infantino. « Quel que soit le mot que vous utilisez, ce qui compte, c’est de prendre du plaisir. Or, ce plaisir vient en partie du divertissement que le football procure. Comme dans les affaires ou la finance, il faut investir. Il faut investir en Amérique, évidemment. Il faut investir dans le football. Il faut investir dans la FIFA. »
L'intérêt d'investir réside dans le fait que cela produit de la croissance et des dividendes. Les investissements ruisselleront à travers l’ensemble du football ; grâce à eux, les populations locales bénéficieront d’un meilleur accès et de meilleures opportunités. Les effets de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 continueront à se faire ressentir bien au-delà de la finale, qui se disputera le dimanche 19 juillet 2026 à New York – New Jersey. L’Organisation mondiale du Commerce estime que l’édition organisée conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique devrait engendrer un revenu brut de USD 80,1 milliards, dont USD 30,5 milliards rien qu’aux États-Unis. Si ces chiffres prennent en compte l’ensemble de l’économie, la FIFA entend bien réinvestir les USD 11 milliards qu’elle espère générer grâce à ce rendez-vous directement dans le football, comme l’a rappelé Gianni Infantino.
« Au total, 211 pays à travers le monde seront concernés à travers des projets de football, des académies, des stades, des terrains, des compétitions pour les filles et les garçons qui pourront ainsi voir le jour. Imaginez : 211 pays, c’est plus qu’aux Nations Unies ! Les trois quarts d’entre eux ne seraient probablement pas en mesure de proposer un sport organisé sans les sommes qu’ils reçoivent grâce à une compétition comme la Coupe du Monde de la FIFA. »
Selon les prévisions, les montants mis à la disposition des 211 associations membres de la FIFA lors du cycle 2027-2030 du programme de développement Forward de la FIFA devraient atteindre le montant record de USD 2,7 milliards – huit fois plus qu’il y a dix ans. Sur l’ensemble des dix années de présidence de Gianni Infantino, la FIFA a investi USD 5,1 milliards dans le développement du football mondial. Le programme FIFA Forward n’est, de plus, qu'une des nombreuses initiatives mises en place pour rendre le football plus accessible au plus grand nombre, partout dans le monde.
Au vu des avancées réalisées ces dernières décennies et de l’intérêt des États-Unis pour le football et le divertissement, le pays semble disposer d’une importante marge de progression.
« L’industrie du divertissement occupe une place très intéressante aux États-Unis. Je crois que personne ne conteste sa position de leader mondial. Les États-Unis sont à l’avant-garde dans tous les domaines du divertissement... sauf en ce qui concerne le football. J’en conclue qu’il existe une belle marge de manœuvre, notamment au niveau du football de base. »
Forte de son succès populaire, la Coupe du Monde de la FIFA 1994™ avait sorti le football états-unien de sa torpeur et conduit à la création de la Major League Soccer (MLS) deux ans plus tard. La MLS a connu un développement considérable, au point de réunir aujourd'hui 30 clubs (dont trois sont situés au Canada). Pourtant, les États-Unis sont encore loin d’avoir exploité tout leur potentiel et l’édition 2026 de l’épreuve suprême s’annonce donc comme le catalyseur d’un changement historique.
« Il y a un potentiel énorme mais pour le débloquer, il va falloir investir », a indiqué Gianni Infantino. « Certaines règles vont devoir évoluer. Mais je crois que les habitants des États-Unis vont vite constater quelles retombées une compétition comme la Coupe du Monde de la FIFA peut avoir. Nous allons accueillir sept millions de personnes dans les stades, mais des dizaines de millions d’autres vont venir aux États-Unis, juste pour profiter de l’ambiance. »
Cette compétition laissera un héritage sur le terrain et dans l’esprit de millions de supporters. Elle laissera des fondations importantes dans les 16 villes hôtes (dont 11 aux États-Unis), mais aussi sur tout le continent, là où les 48 équipes s’entraîneront, où les visiteurs viendront, où de nouveaux emplois seront créés et où le football sera désormais synonyme d’unité, d’opportunité et d’émotion.
« Quelque 200 000 emplois permanents vont être créés (aux États-Unis). Nous avons nous-mêmes 5 000 employés affectés uniquement à ce projet. Nous comptons en outre 300 000 personnes accrédités, autant d’individus qui auront tous un rôle à jouer dans cette compétition », a indiqué le Président de la FIFA pour donner une idée de l’ampleur inédite de l’événement.
« Notre objectif est double : du point de vue de la sécurité, nous voulons une compétition sans incident ; sur le terrain, nous espérons voir beaucoup de grands matches. »
« Et si les États-Unis se prennent de passion pour le football, ce sera la cerise sur le gâteau. »
Gianni Infantino a également rappelé que l’inclusion et l’accessibilité sont des aspects essentiels de la Coupe du Monde de la FIFA, au-delà des difficultés et des questions politiques. Interrogé sur la participation de la RI Iran, il a réaffirmé sa conviction de voir la Team Melli figurer dans le groupe G aux côtés de la Belgique, de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande.
« L’Iran sera là, j’en suis certain. Nous espérons que d’ici là, la paix sera revenue. Ce serait une bonne chose. Les Iraniens doivent venir, s'ils veulent représenter leurs concitoyens. Cette équipe a gagné sa place sur le terrain et elle ne manque pas de valeur. Les Iraniens ont très envie de participer et ils doivent pouvoir le faire. Le sport devrait toujours se tenir à l’écart de la politique. »