47 femmes leaders du monde du football réunies à Paris
Une plateforme unique pour permettre aux femmes du football d'apprendre, de partager et d’échanger
Un engagement fort pour renforcer le leadership féminin et impulser un changement durable dans le football
La dernière étape du programme de Promotion des femmes aux postes de direction du football de la FIFA s’est achevée la semaine dernière à Paris, marquant un moment clé pour une nouvelle génération de dirigeantes du football mondial.
Pendant quatre jours, près de 50 participantes issues des six confédérations se sont réunies dans la capitale française. Une première promotion a obtenu son diplôme, achevant ainsi un ambitieux parcours de formation, tout en accueillant et en passant le relais à la nouvelle promotion, prête à suivre leurs traces.
Ce rassemblement représentait bien plus qu’un simple atelier de clôture. Il s’agissait d’un véritable carrefour d’expériences, de cultures et de visions, où des dirigeantes du football ont pu échanger sur leurs parcours, leurs ambitions et les défis à relever pour continuer à progresser dans leurs carrières respectives tout en confortant la place des femmes dans le monde du football.
Une plateforme mondiale pour apprendre et se connecter
L’un des aspects les plus marquants de cette dernière étape a été la richesse des échanges entre participantes venues des quatre coins du monde. De la Finlande aux Philippines, du Panama au Portugal, chacune a apporté une perspective unique, façonnée par son environnement footballistique et sociétal.
Pour Carolina Joly, directrice du football féminin au Panama, cette diversité est essentielle. « Je pense qu’aujourd’hui, c’est très important d’avoir cette représentation et de partager un espace comme celui-ci. Je suis très reconnaissante de faire partie de la première promotion et de pouvoir obtenir mon diplôme ici en France. »
Même constat du côté de Isabella Fernando, membre du comité exécutif aux Philippines, qui souligne l’importance de ces échanges internationaux. « C’est vraiment important de pouvoir se connecter avec d’autres femmes venant de toutes les régions du monde et de voir qu’il existe des similitudes et des solutions possibles pour surmonter ces difficultés. »
Former les leaders de demain
Au cœur du programme se trouve un objectif clair : développer des compétences de leadership solides et durables. Depuis leur première rencontre à Zurich, les participantes ont suivi un parcours structuré mêlant formation, mentorat et mise en réseau.
Cette dernière étape à Paris a permis de consolider ces acquis, avec des sessions axées sur la prise de décision, la gestion stratégique et le développement organisationnel. Mais au-delà des contenus pédagogiques, c’est la sans doute transformation personnelle qui ressort le plus.
Minna Kauppinen, responsable du développement en Finlande, évoque ainsi une évolution marquante : « J’ai appris à être plus courageuse, à prendre plus de place quand c’est nécessaire. » Un apprentissage essentiel dans un environnement encore largement dominé par les hommes, où la confiance en soi et l’affirmation de sa voix sont des compétences clés.
Pour Sofia Teles, membre du conseil d’administration et responsable du football féminin au Portugal, le programme a également mis en lumière l’importance de l’équilibre : « Dans un environnement aussi rapide que le football, il est essentiel de savoir se ressourcer pour rester performante. »
L’impact du leadership féminin sur le football
L’un des messages centraux qui a émergé tout au long de la semaine est l’importance d’une représentation accrue des femmes dans les instances dirigeantes du football. Les participantes s’accordent à dire que l’ouverture de ces espaces par la FIFA est un facteur déterminant pour la croissance du sport. « Nous avons besoin de plus de femmes dans des rôles de leadership », affirme Carolina Joly. « Ces opportunités permettent non seulement de faire évoluer les organisations, mais aussi de transformer le jeu lui-même. »
Cette transformation passe par une plus grande diversité de points de vue, comme le souligne Minna Kauppinen : « les femmes peuvent apporter différents points de vue sur le jeu, et il est important d’avoir de nombreuses perspectives pour le faire évoluer ».
Sofia Teles insiste quant à elle sur l’effet d’entraînement. « Avoir plus de femmes dans différents rôles dans le football permet de créer davantage d’opportunités pour les jeunes filles, d’attirer plus de femmes vers ce sport et de créer de nouveaux modèles. »
Un réseau durable au service du développement
Au-delà des compétences acquises, le programme de Promotion des femmes aux postes de direction du football de la FIFA offre un atout majeur : un réseau international solide et durable. Les participantes repartent avec des contacts dans le monde entier, prêts à échanger, collaborer et se soutenir face aux défis communs.
Isabella Fernando souligne l’importance de ce réseau : « Savoir que l’on peut compter sur des personnes à travers le monde, avoir accès à des ressources et des outils, c’est essentiel pour surmonter les obstacles. »
Cette dimension collaborative est au cœur de la vision portée par la Sarai Bareman, Directrice du football féminin à la FIFA, qui œuvre depuis plusieurs années pour renforcer les capacités des fédérations et promouvoir un développement durable du football féminin à l’échelle mondiale.
Programme de Promotion des femmes aux postes de direction du football de la FIFA à Paris
Inspirer la prochaine génération
Enfin, cette dernière étape à Paris a également été l’occasion de réfléchir au rôle de modèle que chacune de ces femmes peut jouer dans son pays. Toutes ont insisté sur l’importance de transmettre leur expérience et d’encourager les jeunes filles à poursuivre leurs ambitions dans le football.
Les conseils convergent : rester passionnée, croire en soi, oser demander des opportunités et faire preuve de résilience. « Ne perdez jamais votre passion », recommande Carolina Joly, tandis qu’Isabella Fernando insiste sur la nécessité d’oser franchir les portes, même lorsqu’elles ne s’ouvrent pas automatiquement.
Pour Sofia Teles, le message est clair : « Rêvez grand, soyez résilientes et poursuivez vos objectifs. »
La cérémonie de remise des certificats, organisée dans les bureaux parisiens de la FIFA, a marqué la fin de ce parcours pour les participantes tout en symbolisant un nouveau départ : celui de dirigeantes issues des quatre coins du monde prêtes à mettre en pratique leurs apprentissages et à transformer de l’intérieur leurs organisations.
Dans le même temps, l’arrivée d’une nouvelle promotion de participantes à ce programme garantit la continuité de cette dynamique, confirmant l’engagement de la FIFA en faveur du développement du leadership féminin.
À travers cette initiative, l’instance dirigeante du football mondial ne se contente pas de former des dirigeantes : elle contribue à façonner l’avenir du football. Un avenir plus inclusif, plus diversifié et plus ambitieux, porté par des femmes déterminées à faire évoluer le jeu, sur et en dehors du terrain.
Participantes au programme
Promotion 1 Ashleigh Cox (OFC), Carolina Joly (Panama), Annette Etombi (Cameroun), Germina Čekanauskaitė (Lituanie), Isabella Fernando (Philippines), Ivy Mukahanana (Zimbabwe), Louisa Brianah Lestrow Simmons (Fidji), María del Pilar Abella Paez (Colombie), Mariona Molera Aguado (Espagne), Marjorie P. Martínez Irizarry (Porto Rico), Maryline Cabane (France), Minna Kauppinen (Finlande), Moeama Mugreig (Tahiti), Neddy Atieno Okoth (Kenya), Nhodkeo Phawadee (Laos), Sabrina Martín Zamalloa (Pérou), Sara McConaghy (Canada), Shawg AlSaleh (Arabie saoudite), Sofia Teles (Portugal), Syahidah Nurashikin Samshool (Malaisie), Tarryn McKenzie (Nouvelle-Zélande), Mireille Uwineza (Rwanda), Valeria Lucca (Chili), Victoria Díaz (Uruguay). Promotion 2 Briana Harvey (Australie), Amio Mavaega-Luvu (Samoa américaines), Laura Andrea Sanchez (Argentine), Garin Shorjian (Arménie), Dyane Wiersma (Aruba), Gulbanu Isayeva (Azerbaïdjan), Catherine Negreiros Carneiro C. Veloso (Brésil), Latoya Dacosta (Concacaf), Teretia Teinaki (Îles Cook), Laura Jurcevic (Croatie), Laura Christensen Hald (Danemark), Ketevan Kipiani (Géorgie), Christin May (Allemagne), Jennifer Amankwaa Sarpong (Ghana), Ramadhana Wulandiani (Indonésie), Mariana Gutierrez Bernardez (Mexique), Aleyda Isabel Lira Tucket (Nicaragua), Silvia Caballero Greco (Paraguay), Abrar Al Kaabi (Arabie saoudite), Shirley Martin (Écosse), Nogaye Diongue (Sénégal), Examin Philbert (Sainte-Lucie), Nesrine Laamari (Tunisie), Yuliya Panina (Ouzbékistan).