FIFA
jeudi 02 juillet 2026, 15:30

Le Stade de la baie de San Francisco dit au revoir à la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ de la plus belle des manières

  • Dix nations issues de cinq confédérations ont disputé six rencontres de la compétition dans cette enceinte, enregistrant une affluence moyenne de 68 558 spectateurs – soit un taux de remplissage de 99,6%

  • Pour sa dernière, le stade a été le théâtre de la superbe victoire 2-0 des États-Unis sur la Bosnie-et-Herzégovine en seizièmes de finale dans une ambiance survoltée

  • Des joueurs de tous âges sont entrés dans l’histoire de l’épreuve dans cet écrin époustouflant, où les supporters ont su générer une ambiance inoubliable

Pendant que les supporters et supportrices des États-Unis fêtaient encore comme il se doit une nouvelle victoire de leur pays, le Stade de la baie de San Francisco faisait ses adieux à la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ après avoir accueilli six matches qui resteront longtemps gravés dans les mémoires du public, des organisateurs et de la population locale.

Cette superbe enceinte, antre des 49ers de San Francisco en NFL, a affiché complet ou presque, enregistrant une moyenne de 68 588 spectateurs par match et un taux de remplissage de 99,6% – des chiffres qui témoignent de l’énorme popularité dont jouissent la compétition et les équipes qui y participent.

Pour son baisser de rideau, la ville nord-californienne a vu les États-Unis dominer la Bosnie-et-Herzégovine 2-0 dans une ambiance survoltée grâce à des réalisations signées Folarin Balogun et Malik Tillman. Le public local est resté dans les tribunes bien après le coup de sifflet final pour reprendre à l’unisson la célèbre chanson Take Me Home, Country Roads de John Denver.

Si les Stars and Stripes préparent déjà leur huitième de finale contre la Belgique, le 6 juillet à Seattle (État de Washington), la région de la baie de San Francisco peut de son côté se féliciter d’avoir abrité une magnifique fête du football longue de 19 jours, à laquelle ont participé dix équipes nationales issues de cinq des six confédérations reconnues par la FIFA.

Le premier rendez-vous a immédiatement donné le ton, la rencontre du groupe B opposant le Qatar à la Suisse attirant pas moins de 67 966 spectateurs le 13 juin. Le Président de la FIFA, Gianni Infantino, qui était présent sur place, a salué cette belle affluence, soulignant que le stade était « plein à craquer », avant d’ajouter que cet événement « était vraiment magnifique, et le résultat a été surprenant pour certains, mais pas pour d’autres ».

Sur le terrain, ce match nul 1-1 restera à jamais historique pour le Qatar, qui a décroché son tout premier point en Coupe du Monde de la FIFA™ grâce à un but contre son camp inscrit dans le temps additionnel par le Suisse Miro Muheim, alors que Breel Embolo avait ouvert le score sur penalty pour la Nati en première période.

Qatar v Switzerland: Group B - FIFA World Cup 2026

L’Autriche a effectué son retour en Coupe du Monde après 28 ans d’absence trois jours plus tard, devant 68 527 spectateurs venus assister à un succès 3-1 face à une sélection de Jordanie qui découvrait pour l’occasion la compétition reine. Poussé par des supporters galvanisés par la première sortie de leur équipe sur la plus belle des scènes, Ali Olwan a inscrit ce jour-là le tout premier but jordanien de l’histoire de l’épreuve.

Le 19 juin, devant un stade comble, le Paraguay s’est imposé 1-0 face à la Turquie grâce au but le plus rapide de cette phase finale inscrit par Matías Galarza après seulement 64 secondes de jeu. Malgré ce revers, les supporters turcs, dont le cortège vers le stade a laissé la population locale bouche bée, ont démontré avec brio la passion et l’engouement que seul le football peut susciter.

L’ambiance était à nouveau au rendez-vous trois jours plus tard, lorsque l’Algérie a renversé la vapeur pour s’imposer 2-1 face à la Jordanie sous les yeux de 68 371 spectateurs. Il s’agissait là de la première victoire des Fennecs après avoir été menés au score en Coupe du Monde.

Le Stade de la baie de San Francisco a une nouvelle fois affiché complet pour son dernier match de la phase de groupes le 25 juin, 68 827 spectateurs assistant au match nul et vierge entre le Paraguay et l’Australie. En disputant l’intégralité de cette rencontre à l’âge de 18 ans et 293 jours, Lucas Herrington est devenu le premier joueur de moins de 20 ans à débuter un match de Coupe du Monde avec l’Australie, ainsi que le plus jeune titulaire pour une sélection membre de l’AFC dans l’histoire de la compétition. Ce point a permis aux Socceroos de composter leur billet pour les seizièmes de finale en tant que deuxième du groupe D.

Jordan v Algeria: Group J - FIFA World Cup 2026

De son côté, le Bosnien Edin Džeko est devenu, à l’âge de 40 ans et 106 jours, le joueur de champ le plus âgé à disputer un match de phase à élimination directe en Coupe du Monde, détrônant ainsi le Portugais Pepe, qui avait 39 ans et 287 jours au moment d’affronter le Maroc en quarts de finale de Qatar 2022.

Même si le dernier match disputé au Stade de la baie de San Francisco, une nouvelle fois en présence du Président de l’instance dirigeante du football mondial, a été synonyme d’élimination pour la Bosnie-et-Herzégovine, Džeko et ses compatriotes ont quitté la compétition la tête haute après avoir qualifié leur pays pour sa première phase à élimination directe.

La Coupe du Monde n’en était pas à sa première visite dans la région, puisque le Stanford Stadium, situé sur le campus de l’université de Stanford, avait déjà accueilli six matches de la Coupe du Monde de la FIFA, États-Unis 1994™. Cette même enceinte a aussi été le théâtre de la victoire des futures championnes du monde américaine face au Brésil en demi-finale de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, États-Unis 1999™.

La génération actuelle d’amateurs et amatrices de football gardera sans aucun doute un souvenir impérissable du Stade de la baie de San Francisco, qui fait désormais lui aussi partie intégrante de l’histoire de la compétition reine.