Tenante du titre, l’Argentine s’est imposée face à l’Angleterre lors du huitième et dernier match disputé au Stade d’Atlanta
Au fil de leur parcours, les deux finalistes se sont produits deux fois chacun dans cette somptueuse enceinte
Deux des quatre novices en Coupe du Monde de la FIFA™ ont également foulé la pelouse du Stade d’Atlanta, qui a accueilli plus de 500 000 spectateurs au total
Lionel Messi et ses coéquipiers ont réservé un final haletant au Stade d’Atlanta pour ses adieux à la Coupe du Monde de la FIFA 2026™. Au bout du suspense, les tenants du titre ont pris le meilleur sur l’Angleterre et validé leur billet pour la finale, où les attend déjà l’Espagne.
La capitale de la Géorgie s’est révélée être le porte-bonheur de cette édition. En effet, les deux finalistes y ont fait escale deux fois chacun, sur la route du match pour le titre.
Champions du monde en 2010, les Espagnols avaient pourtant suscité de sérieuses interrogations en entamant leur parcours dans le groupe H par une nul vierge face au Cap-Vert, nouveau venu à ce niveau. Le Stade d’Atlanta a donc signalé son entrée dans la compétition par une énorme surprise même si, par la suite, les insulaires ont démontré que ce résultat ne devait rien au hasard.
La Tchéquie et l’Afrique du Sud se sont également séparées sur un score de parité à Atlanta, avant que l’Espagne ne montre un visage beaucoup plus impitoyable pour son retour en Géorgie. La Roja a fait mouche à trois reprises lors des 24 premières minutes contre l’Arabie saoudite, pour s’imposer 4-0 au coup de sifflet final.
Haïti, de retour à ce niveau pour la première fois depuis 1974, et un autre débutant en phase finale, l’Ouzbékistan, ont achevé leur parcours à Atlanta.
Battue 4-2 par le Maroc, futur quart-de-finaliste, la nation caribéenne a marqué deux buts dans un match de Coupe du Monde de la FIFA™ pour la première fois de son histoire. Les Asiatiques ont eux aussi marqué (leur deuxième but dans cette édition), mais ils n’ont pu éviter la défaite 3-1 face à la RD Congo. Incidemment, ce succès a permis aux Léopards de forcer pour la première fois les portes de la phase à élimination directe.
Les Congolais ont eu la chance de rester à Atlanta, pour y défier l’Angleterre en seizièmes de finale. Lancée sur la voie d’une qualification historique, la RD Congo a longtemps damé le pion aux Anglais, jusqu’au réveil d’Harry Kane, devenu le premier Anglais depuis Italie 1990 à signer un doublé dans un match à élimination direct de Coupe du Monde. Il n’en fallait pas moins pour permettre aux Three Lions de franchir l’écueil congolais.
La première visite de l’Argentine, douzième équipe à fouler la pelouse du Stade d’Atlanta, restera longtemps dans les mémoires. Menés 2-0 par l’Égypte à 11 minutes du terme, les triples champions du monde ont renversé la situation en marquant à trois reprises lors d’un final rocambolesque.
Messi a trouvé le chemin des filets pour un neuvième match de Coupe du Monde consécutif – un record – pour remettre les deux équipes à égalité, à la 83e minute. Dans la foulée, Enzo Fernández a fait basculer la victoire dans le camp argentin après deux minutes de temps additionnel, signant au passage le 3 000e but de l’histoire de la compétition.
Si le public d’Atlanta pensait avoir tout vu, il était loin du compte : Messi et l’Argentine lui avaient réservé le meilleur pour son huitième et dernier match. On retrouve Fernández parmi les buteurs, tandis que Messi s’est cette fois fait passeur décisif sur la frappe victorieuse de Lautaro Martínez. Les champions du monde défendront leur titre en finale, tandis que, pour Atlanta, une nouvelle aventure commence.
« Les Jeux Olympiques [de 1996] avaient donné un coup de fouet psychologique et économique à la ville. Nous allons donc tout faire pour que les gens venus assister à ces matches de Coupe du Monde parlent d’Atlanta dans les années à venir », a déclaré Andre Dickens, le maire de la ville. « Atlanta a répondu présent, de la plus belle des manières. Je suis très fier de notre ville. »